Artemid clôture son deuxième millésime

Artemid clôture son deuxième millésime
Le 12 février 2018

La filiale commune de Capzanine et d’Amiral Gestion dédiée à la dette privée réalise le closing final de Artemid Senior Loan II, son deuxième véhicule, à 413 M€, dépassant ainsi son objectif de levée.
Artemid compte s’imposer comme un acteur de référence du milieu du financement senior des PME et ETI dans l’Hexagone. La filiale commune de Capzanine et d’Amiral Gestion dédiée à la dette privée boucle la levée de fonds d’Artemid Senior Loan II à 413 M€, soit 68 M€ de plus que la précédente génération closée en octobre 2015 (lire ci-dessous). Structuré sous la forme d’un fonds commun de titrisation (FCT), ce véhicule avait, en septembre dernier, réalisé un closing intermédiaire aux alentours de 250 M€ pour pouvoir commencer sa période d’investissement. Démarrée au début de l’année dernière avec un objectif fixé entre 350 et 400 M€, la levée a rassemblé moins d’une vingtaine de LP’s, dont des assureurs, des groupes mutualistes et le Fonds Européen d’Investissement (FEI). La quasi-totalité des LPs du premier millésime ont renouvelé leurs participations avec des tickets plus importants.

1/3 du fonds déjà investi
Avec une équipe de quatre personnes, Artemid Senior Loan II poursuivra la même stratégie d’investissement que son prédécesseur, à savoir, apporter des financements senior de type « in fine » à 5 ou 7 sept ans à un taux d’intérêt entre 4 et 5 % pour des entreprises cotées ou non. Intervenant pour des tickets en moyenne compris entre 20 et 25 M€, il peut réaliser des transactions soit en tant qu’arrangeur ou co-arrangeur, soit dans le cadre de syndications. « Agissant aux cotés d’entreprises réalisant entre 50 M€ et 1 Md€ de chiffre d’affaires, notre coeur de cible restera, pour ce fonds comme pour le précédent, des sociétés générant un chiffre d’affaires inférieur à 500 M€ pour un Ebitda inférieur à 50 M€ », précise Annie-Laure Servel, promu chief investment officer d’Artemid en novembre dernier. Ce dernier participe tant à des financements corporate qu’à des financements d’acquisition pour une vingtaine de sociétés au total. Sur le précédent véhicule qui comptait 25 lignes, l’effet de levier se situait entre 2 et 2,5. Déjà investi à hauteur d’1/3, le nouveau véhicule a, notamment, participé au financement du premier LBO de Maxi Bazar et du LBO IV de Babeau-Seguin.

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